2016. Il y a 70 ans. Dans ces charbonnages aux noms prometteurs – Hasard, Espérance et Bonne Fortune – commencent à arriver, par dizaines de milliers, des bras que la Belgique vient d’acheter en Italie. En échange, la Belgique s’engagera à envoyer, chaque jour, en Italie, quelque 200 kilos de charbon par ouvrier mineur expédié.

 

Ce pacte allait provoquer d’importants flux migratoires, à savoir, des milliers d’Italiens prêts à tenter « l’aven-ture » dans les mines en Belgique.

Ce chapitre de notre Histoire nous oblige à nous pencher sur notre présent car il est un reflet interpellant des événements liés aux migrations massives dont l’Europe est témoin aujourd’hui.

 

C’est une occasion extraordinaire de nous arrêter sur les événements du passé pour mieux comprendre notre présent. Il nous faut donc revenir sur l’Histoire, telle qu’elle s’est déroulée et pas uniquement sur l’idée synthétique que nous nous en faisons actuellement, revenir également sur le quotidien de tous ces hommes et ces femmes qui ont été déracinés, qui ont fait face à diverses formes de violence, qui ont subi une certaine forme de rejet avant de vivre une réelle intégration. 

Les Fils de Hasard, Espérance

et Bonne Fortune

&

Montenero

C’est pour se remémorer les faits de l’Histoire et les mettre en perspective avec notre présent que nous remettons à l’honneur deux spectacles : Hasard, Espérance et Bonne Fortune, créé par le Théâtre de la Renaissance en 1996 et Montenero (plus d'infos) créé en 2007 par En Cie du Sud.

 

Le premier est basé sur les histoires de mineurs italiens. En nous appuyant sur la force des récits, nous souhaitons donner corps à la fois à ces témoins d’une époque mais aussi, par résonance, aux migrants actuels ainsi qu‘à toutes les questions sensibles et fondamentales qui émergent de cette problématique : l’exil, l’accueil, l’intégration, la solidarité.

 

Hasard, Espérance et Bonne Fortune est pour nous l’occasion de réfléchir à notre propre positionnement et à notre perception de la problématique. Une des réflexions majeures qui sous-tend notre démarche est la question de l’identité, celle qui ne peut exister sans une recherche sur nos origines, « savoir d’où on vient pour savoir où on va », être conscient de la mixité de nos origines et de la richesse que cela génère.

 

Ce message peut transparaître en revisitant ce spectacle à la lumière de l’actualité, en mobilisant le spectateur lors d’espaces de rencontres et d’échanges. Nous croyons en la puissance évocatrice du théâtre, à sa capacité de nous rendre critiques, responsables et conscients de l’interdépendance des événements du passé et du présent. Ce devoir de mémoire est également porté par des comédiens très jeunes de l’équipe artistique,  eux-mêmes porteurs d’un message citoyen positif à l’égard des plus jeunes générations.

 

Un espace citoyen

Nous souhaitons que Les Fils de Hasard, Epsérance et Bonne Fortune touche le plus grand nombre en encourageant la mixité des publics et la communication spontanée à propos d’une réalité qui nous concerne tous.

En Cie du Sud

© Les familles des "Fils de..."